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    01 Jun 2013 - 21:08:24

    876 - Quelques impressions suite à mon voyage au Canada ...

    Du chaos actuel faisons surgir un Monde nouveau !

     

    Je rentre, avec mon épouse, d’un court séjour au Canada, qui, en dépit de sa brièveté m’a appris beaucoup sur l’avenir probable de notre Humanité ! Je vais essayer de vous dire pourquoi.

     

    Dans les années « 70 » nous avons cru, un peu naïvement, que le monde dans lequel nous vivions tendait inexorablement vers l’uniformisation ou, comme nous disions vers « la mondialisation » ou la « globalisation » probablement sous l’égide des Etats-Unis d’Amérique. L’ONU et ses institutions spécialisées (UNESCO, FAO, OMS) étaient invitées à mettre en œuvre cet univers que nous étions chargés de transmettre à nos enfants. Ce fut l’époque des grands textes sur Le Nouvel Ordre Economique International, en particulier sur la nouvelle société de l’Information.

     

    Mais les fruits ne tinrent pas la promesse des fleurs. [1] Le monde s’enlisa dans la crise. En dépit de la surproduction occidentale le monde n’arrivait pas à nourrir tous ses enfants, à les loger, à les vêtir, à les soigner, à les éduquer. La guerre qu’on avait cru mettre hors la loi faisait partout des ravages. Les hommes de bonne volonté en furent réduits à mener des croisades en faveur d’un changement en matière d’environnement notamment.

     

    Les hommes et les femmes de cette terre assoiffée de paix crurent pendant quelque temps que les printemps arabes allaient ouvrir une autre ère dans l’histoire du monde. Il fallut assez rapidement déchanter. Les conflits s’insinuèrent une fois de plus dans les interstices de ces embellies. Les droits de l’Homme et de la Femme furent une fois encore bafoués. Il fallut bien admettre : le désordre international était de retour ou, plus exactement il n’avait jamais vraiment disparu.

     

    Où en sommes-nous donc aujourd’hui ? Pour tenter de répondre à cette question je souhaite revenir à mon séjour canadien. Il m’a appris avant tout que ceux qui portent en eux l’avenir de l’Humanité ont aujourd’hui la tentation de se réfugier dans les pratiques et la théorie du chaos. Ils savent bien, eux qui soufrent partout du chômage, que la mondialisation est un leurre. Mais comme ils croient en la vie, Ils inventent des substituts. [2]

    Quant à moi, j’ai été confronté à trois d’entre eux. Dans les locaux flambants neuf de l’aéroport Charles de Gaulle des jeunes m’ont parlé de ces nouvelles manifestations qui touchent depuis février dernier des millions de personnes et qu’on appelle d’un nom bizarre les « Harlem Shake ». Il s’agit de grands rassemblements qui, à l’appel de tel ou tel sur les réseaux sociaux, se tiennent où l’on veut sur la planète avec un grand déferlement d’excentricités et d’attitudes mimant le chaos de notre monde. Assurément, nous en entendrons reparler.

     

    Dans l’hôtel de Toronto où nous étions descendus (« Quality suites ») nous avons été confrontés pendant quelques jours à des jeunes aux allures bizarres aux cheveux teints de toutes les couleurs, aux déguisements étranges qui par milliers se sont réunis de façon pacifique au Centre International des Congrès de la ville. Après avoir mené l’enquête j’ai appris que « cette Convention » se tenait depuis plusieurs années et ne cessait de prendre de l’ampleur même si ce phénomène m’a paru ignoré des médias traditionnels. En fait il s’agit de jeunes qui pendant quelques jours troquent leurs conditions pour entrer dans la peau de leur héros préféré de film ou de bandes dessinées qui constituent leur pain quotidien. En quelque façon ils entrent dans un monde différent, lassés qu’ils sont du monde réel. Je me suis rendu un moment au Centre International et je peux témoigner que tous ces jeunes ont vécu là une expérience planétaire (ils ne venaient pas que de l’Ontario) où les rapports entre les humains se trouvaient soudainement pacifiés et rejetaient de fait le chaos ambiant au bénéfice d’un monde d’amour. Voilà une quinzaine d’années j’avais déjà observé un rassemblement de ce genre à Tokio, du côté de la Patinoire.

    J’ai observé enfin un troisième phénomène dans ce lointain pays d’Amérique : la multiplication des tatouages de tout genre. Il s’agit de plus souvent de tableaux de couleurs vives, complétés par des inscriptions diverses. Situés surtout sur le thorax, visibles aussi sur les bras et les jambes. [3] Ces dessins font penser à ceux que l’on observe sur le corps des « Femen » qui ont récemment fait parler d’elles en France et plus spécialement à Notre-Dame de Paris, et même ces derniers temps à Tunis. Dans tout ces cas, tout se passe comme si la fonction première du corps était d’être porteur de messages plus faciles à montrer qu’à exprimer oralement. L’enjeu est tel que la personne accepte la souffrance, le coût et le caractère pratiquement indélébile. Au fond la peau devient une chrysalide destinée à faire surgir plus tard les traits d’un individu nouveau.

     

    Autrement dit, les trois faits que je viens de signaler ont chacun pour mission de faire savoir que le chaos d’aujourd’hui ne aurait se perpétuer indéfiniment. Les signes nous sont envoyés pour nous redonner espoir, nous dire qu’un autre monde est en train de resurgir au milieu de décombres de toutes sortes. C’est ce qu’ont voulu dire à leur manière des dizaines de contributeurs aux « Mélanges » qui m’ont été récemment offerts et auxquels les directeurs de publication ont donné pour titre « Vers un Monde nouveau ». Ce Monde nouveau nous le voyons apparaitre de toutes parts pour peu que nous soyons attentifs aux nouvelles règles de droit, à la nouvelle littérature, au respect nouveau de la nature… En fin de compte, il s’agirait comme l’écrit le grand philosophe français Michel Serres, et comme nous le croyons aussi d’une nouvelle « Renaissance » amplifiée par les nouveaux acteurs sociaux (Internet, Twitter, Facebook…)

     

    Revenons au Canada parce qu’il m’a semblé que dans ce pays-laboratoire des solutions se mettaient en place qui ont à voir avec des objectifs de notre Académie.

     

    Nous étions invités au mariage de Mari, ancienne étudiante de Paris Descartes, et d’André. Ils revendiquent leurs ascendances arméniennes et ont eu à cœur de le célébrer au sein de leur communauté ; communauté assez importante au Canada. Une église arménienne les a accueillis pour la cérémonie dans le rite arménien, par un clergé arménien.

    La soirée, le repas obéirent aussi aux coutumes arméniennes. Quant aux invités ils étaient de toutes nationalités et reflétaient ainsi le caractère hautement pluri ethnique du pays qui nous accueillait.

     

    Il me semble que dans le monde troublé d’aujourd’hui qui cherche de nouvelles raisons de vivre le Canada nous envoie des signaux : être ouvert au monde dans le respect des racines de chacun. Au fond c’est ce que nous essayons de faire nous-mêmes, non sans difficulté, parce que le Vieux Continent peine à inventer d’autres chemins. L’Académie des lettres Arts et Sciences du Languedoc milite, à sa manière, pour que notre passé ne soit pas aboli, pour que notre langue continue à être parlé et enseignée, pour que les valeurs qu’elle véhicule continuent à être honorés dans le respect des personnes, des croyances et des cultures. A cet égard, nous espérons très vivement que la Charte des langues régionales si souvent promise et si souvent différée sera sans tarder un gage de dignité retrouvée pour l’ensemble des minorités, en particulier pour les Occitans. [4]

     

     

    Edmond Jouve

    Toronto, le 29 mai 2013

     



    [1] D’où le titre de mon enseignement en 1979 : Ordre ou désordre international ? (Paris, les Cours de droit)

    [2]  Les JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) en sont un.

    [3] Ce n’est plus sur les murs que l’on « tague » mais son propre corps

    [4] La Maison des Trois cultures que j’essaie de promouvoir, avec d’autres, à Nadaillac-de-Rouge serait un signe visible de cette reconnaissance.


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    http://nadaillac.sosblog.fr/E-Jouve-b1/876-Quelques-impressions-suite-a-mon-voyage-au-Canada-b1-p59935.htm

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